Le glacé à la meringue

Ce dessert sans façons

N’est pas de mon invention.

Servi dans une vaisselle raffinée,

Vous verrez, il est du meilleur effet.

 

Prenez chez le plus fin des pâtissiers

Trois ou quatre meringues nature

Que vous livrerez en pâture

Plus tard à la crème vanillée.

 

N’oubliez pas quatre œufs entiers,

Une demie flasque de caramel

Sucre 100 grammes, 2 sachets d’vanillé,

Suivez bien : à la fin tout se mêle !

 

Battez à blanc sucres et jaunes d’œufs

Montez à part le blanc des œufs

Versez bientôt la crème blanche.

Mélangez tout délicatement.

 

Bien au fond d’un moule à savarin

en son centre troué savamment

Versez le caramel l’air très …… (1)

 

Voilà l’affaire rondement menée !

Avant de laisser notre met congeler,

Il faut maintenant tout ordonner.

 

On commence par se défouler :

Dans le moule brisez pêle-mêle

Une meringue sans l’injurier,

Faites-la asseoir dans le caramel,

 

Couvrez-la de votre appareil (2)

Encore une couche de meringue

Et une autre de la tendre crème.

Terminez par de la meringue.

 

Au congélateur s’achève la peine (3).

 

Douze heures au moins sont nécessaires

Pour que prenne l’étonnant dessert.

 

Le lendemain, très discrètement,

Eclipsez-vous lors du fromage.

Sortez du froid le petit page.

Trempez le moule prestement

Dans de l’eau chaude : un vrai supplice !

Retournez-le sur plat de service.

 

Le caramel s’écoule lentement

Et suscite les applaudissements !

 

mise en poésie de Anne-Marie Chardon

© Sylvie Andrieu, Une rencontre cybergourmande, 2002

Publié dans Bar bac, Prendre un verre Tagués avec : ,